
Archives de catégorie : Fil d’actualité
Ci-après, du plus récent au plus ancien, les différents articles reflétant la vie riche et diversifiée de notre chorale.
« Allez les Verts » a résonné à Geoffroy-Guichard avant le tube de Monty
En 1974, le Stéphanois Louis Grolet avait composé une chanson (paroles et musique pour batterie-fanfare) intitulée « Allez les Verts ». Tombé dans l’oubli, ce titre a été diffusé dans le « Chaudron » pendant quelques mois avant d’être complètement éclipsé par l’hymne de Monty.
« Tous en chœur, chantons les Stéphanois / Ils vont vers la victoire / Tous en chœur, chantons les Stéphanois / La Victoire on l’aura ». Ces paroles auraient pu être l’œuvre de Pierre Bachelet qui avait créé l’hymne de Trincamp pour le film Coup de tête. En réalité, elles ont été écrites par un Ligérien quelques années avant la sortie du long-métrage de Jean-Jacques Annaud (1979).
Il y a eu un Allez les Verts avant l’Allez les Verts de Monty. C’est ce que nous ont appris Frédéric et Jean-Pierre Grolet en contactant notre rédaction pour raconter l’histoire de leur père Louis : « Quand on a vu les festivités autour des cinquante ans de la finale de l’ASSE à Glasgow, ça nous a fait repenser à cette chanson qu’il avait créée en 1974 ou peut-être début 1975. »

Des porte-voix en carton distribués à l’entrée du stade
Musiciens et chefs de chœur, les deux frères se souviennent de la genèse de ce premier Allez les Verts rendant hommage à des footballeurs en train d’écrire une épopée qui allait durer trois saisons : « À l’époque, Jean Jeanetti, le dirigeant de l’entreprise Sagra, était un ami de notre papa et du président Roger Rocher. Il avait demandé à notre père d’imaginer un hymne. On l’a chanté puis enregistré dans un studio de Valbenoîte avec une batterie-fanfare. » Une partition est même éditée avec les portées de chaque pupitre (tambour, clairon, grosse caisse/cymbale) : « C’était une marche. Musicalement, il n’y avait rien de plus simple. »
La chanson de Louis Grolet est ensuite diffusée à Geoffroy-Guichard « pendant quelques mois ». Et pour tenter de rendre cet air populaire auprès du peuple vert, Jean Jeanetti fait fabriquer des porte-voix en carton sur lesquels sont imprimées les paroles : « Ils étaient distribués à l’entrée du stade. Il en avait fait éditer plusieurs milliers (N.D.L.R. : on y voit les sponsors « Frappa » et « Mobilier de France » sur deux des quatre côtés). On possède encore quelques exemplaires chez nous », expliquent Frédéric et Jean-Pierre Grolet.
Légende photo secondaire : Jean Jeanetti fait fabriquer des porte-voix en carton sur lesquels sont imprimées les paroles. • Photo Fred Sauron

« Ce n’était pas une œuvre monumentale »
Puis, en 1976, un autre Allez les Verts déboule sur les ondes. Une tornade. Écrit par Jacques Bulostin, alias Monty, entre la demi-finale contre le PSV Eindhoven et la finale contre le Bayern Munich, le morceau devient n°1 des ventes en France entre le 22 mai et le 12 juin. Et devient l’hymne de l’ASSE à perpétuité : « Cette chanson a eu un succès incroyable et a définitivement enterré celle de notre père qui n’était pas une œuvre monumentale », se marrent les deux frangins.
« Stéphanois / Vous êtes les champions / Aimés de tout le monde ». Frédéric et Jean-Pierre Grolet se souviennent encore des couplets de cet Allez les Verts version batterie-fanfare. Pour nous, ils n’hésitent pas à les entonner avec humour mais surtout avec la justesse imposée par la partition.
« Nos parents étaient des saltimbanques »
Normal, le père des deux Stéphanois a eu une influence majeure dans leur éducation artistique : « Notre papa était baryton et a eu une petite carrière de chanteur d’opéra. C’est sûrement lui qui nous a donné le goût de la musique. Déjà, à 3-4 ans, nos parents nous mettaient sur scène. Parce que notre maman était une vraie artiste aussi, elle faisait du théâtre. Nos parents étaient des saltimbanques.»
Passés tous les deux par le conservatoire Massenet (« Frédéric y est resté beaucoup plus longtemps que moi », précise l’aîné), les deux septuagénaires dirigent aujourd’hui chacun un ensemble vocal. Frédéric, celui des Amis réunis à Saint-Étienne (choeur d’hommes), et Jean-Pierre, celui de Saint-Just-Saint-Rambert : « Ce sont les deux chœurs que dirigeait notre papa. »
Cette histoire ne représente sans doute qu’une ligne dans l’encyclopédie qui raconte la légende de l’ASSE. Mais elle rappelle que le passé du club est si riche que même les anecdotes les plus enfouies peuvent ressurgir un demi-siècle plus tard. • Fred Sauron

« Dans les pubs de Glasgow, tout le monde nous payait à boire »
Début mai 1976, Frédéric Grolet a 20 ans. Il fréquente régulièrement le Chaudron et passe ses journées sur les bancs de la faculté de médecine : « Je ne voulais pas faire médecin mais j’avais échoué le concours de kiné (ndlr : métier qu’il finira par exercer ensuite jusqu’à sa retraite). »
Avec ses copains, il décide de rallier Glasgow pour assister à la rencontre entre les hommes de Robert Herbin et les champions d’Europe en titre. « On était partis à quatre de Saint-Étienne par le biais de deux camions grâce à l’émission « Les Routiers sont sympas » (1). Arrivés à Paris, on avait rejoint un ami qui possédait une R5… verte. La même que celle des joueurs lors de la descente des Champs-Élysées au lendemain de la finale perdue. »
« Les Écossais étaient très généreux »
Quelques jours et une traversée du Channel plus tard, les cinq supporters arrivent dans la plus grande ville d’Écosse. « On était sur place l’avant-veille du match et on logeait chez les frères maristes. Malheureusement, la finale nous a beaucoup attristés parce qu’on méritait de gagner », se souvient Frédéric Grolet. Histoire de ne pas garder un souvenir amer de cette expédition jusqu’en Calédonie, la bande de potes décide de prolonger le séjour : « Après le match, on a fait la fête pendant cinq jours, c’était incroyable. Dans les pubs, tout le monde nous payait à boire. Les Écossais étaient très généreux. Glasgow, c’était comme Saint-Étienne, une ville ouvrière. De fait, ils appréciaient les Stéphanois, surtout par rapport à Munich qui était plus bourseoise. »

Le retour dans la ville aux 7 collines a des allures de gueule de bois pour les étudiants ligériens qui ont finalement su transformer une aventure déceptive en spring break : « Franchement, quand on est rentrés, on était cassés (rires) », avoue Frédéric Grolet.
(1) « Les Routiers sont sympas » était une émission diffusée sur RTL entre 1972 et 1983. Elle avait pour but de tenir compagnie aux chauffeurs routiers qui roulaient la nuit et les mettait en relation avec des auto-stoppeurs.
Louis Grolet
Pour découvrir qui était le personnage à qui l’on doit de se réunir toutes les semaines pour répéter, aussi bien les chanteurs de la Chorale de Saint Just Saint Rambert que ceux des Amis réunis, sous la directions de ses fils Jean Pierre et Frédéric, rendez-vous sur la page qui lui est dédiée.
Nous avons hâte d’y être, Langogne en Lozère

Alors, d’abord pour tout savoir sur la chorale Chant’Aux Vents (Landos en Haute Loire)) qui va nous accueillir très bientôt en l’Église Saint Gervais Saint Protais cliquez sur l’image ci-après.
NB : Ce concert fait l’objet d’un très bel article dans Lozère Tourisme.

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- Langogne, Histoire et Patrimoine
- Langogne, Église Saint Gervais Saint Protais
Enfin, et c’est très intéressant, la géographie et l’histoire de Langogne par Wikipédia.
27 mars 2026, Pass’Musiques, Église du Soleil à Saint Etienne
Ci dessous, quelques photos de cette soirée pendant laquelle trois formations se sont succédées.
D’abord, sous la direction de Charlotte Legrand, Les Petits Chanteurs de Saint Etienne puis l’Ensemble vocal d’Andrézieux-Bouthéon,
ensuite et cette fois sous les baguettes de Jean Pierre et Frédéric Grolet, la Chorale de Saint Just Saint Rambert, avec au programme :
- Tollite Hostias (dernier mouvement de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns – op. 12) – 1858
- Agnus Dei (Gospel Mass, Jacob de Hann) – 2016
- Les feuilles mortes (Jacques Prévert, Joseph Kosma) -1949
- All of me (John Legend et Toby Gad) – 2013
- Les mains d’or (Bernard Lavilliers) – 2001
- You can’t beat God’s giving (Doris Akers, Billy Preston) – 1965
- Papa loves Mambo (Al Hoffman, Dick Manning et Bix Reichner) – 1954












Et pour finir, un grand merci à Stéphane Salvé, d’avoir immortalisé cette soirée par une vidéo de qualité qu’il nous a aimablement autorisé à partager.
1er mars 2026, Chœurs en Jazz à la Passerelle
Dimanche, 150 musiciens, choristes et instrumentistes, ont enthousiasmé la salle de l’Embarcadère bien pleine. Jean-Pierre et Frédéric Grolet avaient réuni leurs deux chorales, celle, mixte, de Saint-Just-Saint-Rambert ; celle d’hommes, des Amis réunis de Saint-Etienne, et l’orchestre Scèneçon. Ils avaient aussi invité l’ensemble Terracanto et le pianiste Fred Portafaix. Leur prestation, Chœurs en jazz, a présenté des œuvres fort variées, du blues au jazz, du rock au gospel, que le public s’est plu à scander et parfois même à chanter, le Cœur en jazz. (in Le Progrès du 5 mars 2026, par Henri Flagey)


Ci-après, les photos et vidéos que nous devons à Olivier Joly, Maire de Saint Just Saint Rambert.

Pour commencer six morceaux joués par l’Ensemble Scèneçon,
- Coco Chanel (S. Di Baptista)
- L’Auvergnat (G. Brassens)
- Flat foot floggy (Standard)
- À deux pianos (Standard)
- Équinoxe (Standard)
- Mirza ( N. Ferrer)











